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La procédure de coopération


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Resume

Le pouvoir législatif du Parlement européen s'exerce selon quatre procédures différentes en fonction de la nature de la proposition en question :

Source: Parlement européen – Libre savoir, Bibliothèque libre et partage de données


Procédure de coopération (article 252 du traité CE)

La procédure de coopération repose, pour l’essentiel, sur la procédure de consultation, telle qu’elle vient d’être présentée, tout en prévoyant un renforcement de l’influence du Parlement européen sur la procédure décisionnelle de la CE. En outre, elle entraîne une certaine accélération de la procédure législative. Elle s’applique exclusivement au domaine de l’Union économique et monétaire (article 99, paragraphe 5, et article 106, paragraphe 2, du traité CE). Tous les autres domaines auparavant soumis à cette procédure relèvent désormais de la procédure de codécision.

La procédure de coopération introduit principalement une deuxième lecture du Parlement européen et du Conseil dans la procédure législative communautaire.

Première lecture

Comme pour la procédure de consultation, le point de départ est une proposition de la Commission. Celle-ci n’est toutefois pas uniquement transmise au Conseil, mais également au Parlement européen. En associant le Parlement à la procédure dès ce stade, l’objectif est de lui permettre, dans l’intérêt d’une participation efficace au processus législatif, de transmettre son avis au Conseil sur les propositions de la Commission avant l’adoption de la « position commune». Le Comité économique et social et le Comité des régions peuvent également être consultés à ce stade.

Sur la base des avis reçus, le Conseil arrête, à la majorité qualifiée, une position commune qui reflète sa propre conviction à la lumière de la proposition de la Commission et des avis. Il ne s’agit donc pas d’un document de compromis, mais d’un avis indépendant du Conseil.

Deuxième lecture

Le Parlement examine cette position commune en deuxième lecture et dispose alors, dans un délai de trois mois, de plusieurs possibilités d’action.

1) Dans les deux premiers cas, à savoir si le Parlement européen approuve la position commune ou s’il ne s’est pas prononcé dans ce délai, le Conseil arrête définitivement la position commune.

2) Le Parlement peut aussi rejeter la position commune ou proposer des amendements. Dans ces deux cas, le Conseil pourra imposer sa volonté de deux manières.

Source

ABC du droit communautaire, Klaus-Dieter Borchardt

Documentation européenne / Direction générale de l’éducation et de la culture

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